Cette phrase me rappelle ma jeunesse lorsqu’à la fin du journal télévisé, le commentateur boursier que fut Jean-Pierre Gaillard clôturait son intervention concernant le cours du dollar et des variations du CAC 40. A cette époque, je ne prêtais aucune importance à cette chronique quotidienne tant il est vrai que je n’y comprenais absolument rien. Nous étions (si mes souvenirs sont bons) à la fin des années 80 et les marchés financiers débutaient leur envol vers les stratosphères que l’on connaît aujourd’hui.
Qu’en est-il 20 à 30 ans après la dérégulation voulue par Reagan et Tatcher ?
Nous avons connu, depuis le fameux krach d’octobre 1987, quelques crises boursières, bancaires. Faisons un tour rapide de ces crises :
- 1997 : crise économique thaïlandaise se propageant quasiment sur l’ensemble du continent asiatique
- 2000 : éclatement de la bulle Internet et dont les attentats du 11 septembre viendront accentuer la crise
- 2007-2008 : éclatement de la bulle immobilière puis krach à l’échelon mondial
- 2010-2011 : crise de la dette pour plusieurs Etats dont les Etats-Unis et la Grèce (pour ne citer que les principaux)
Il y a bien sûr eu d’autres crises plus localisées (le cas russe dans les années 90, la crise immobilière française, les crises financières qui ont touchées les pays d’Amérique Latine…).
Y a-t-il une accélération de ces crises ?
A priori et d’après des chercheurs, non !!! Pour ma part, je trouve que le très succinct rappel des faits plus haut montre que l’économie mondiale a tendance à s’enrhumer plus souvent et que le rhume se transforme de plus en plus en très grosse grippe.
La libéralisation de l’économie, l’informatisation, la financiarisation des marchés ont bousculé les habitudes et l’enrichissement des investisseurs s’est fait au détriment du capital travail. L’exemple le plus frappant reste la crise de 2007-2008 et dont nous subissons encore les effets sur la crise actuelle. Lors de cet évènement, les dettes des banques françaises ont été purement et simplement supportées par l’Etat français, sans aucune contrepartie, alors que les bénéfices sont répartis entre une minorité.
Je ne suis absolument pas contre l’économie de marché parce qu’elle est notre quotidien. je ne souhaite pas la combattre mais je souhaite que nous revenions à une économie plus sociale, à une juste répartition des richesses au bénéfice de ceux qui la crée. Je souhaite que le salaire du plus fort ne soit pas supérieur à vingt fois celui du plus faible. Je souhaite que les transactions financières puissent être taxées, imposées.
Il s’agit là de quelques propositions que vous pouvez retrouver dans le projet socialiste. Il est plus que temps de rationaliser l’économie mondiale. Commençons donc à balayer devant notre porte et allons faire du lobbying politique chez nos voisins européens pour faire de ce projet une ambition internationale.







